Histoire de la viticulture française.

Le patrimoine français compte bien des merveilles. Parmi celles-ci d’envoûtants châteaux, le fameux savon de Marseille à l’accent chantant, ou encore, les rangées de lavandes ingénues qui magnifient les photos estivales … Mais le plus connu de ces produits tant enviés n’est autre que le vin, issu des vignobles les plus prometteurs. Et les plus choyés.

Or, ce n’est pas pour rien si (souvent imité mais jamais égalé), les chefs du monde entier le mettent à l’honneur sur leurs cartes gastronomiques. Longtemps, ce breuvage fut même considéré comme le symbole de l’Hexagone ; associé à la non moins célèbre baguette. Cependant, bien loin des chemins de France, cette boisson si prisée nous vient en réalité d’Asie Mineure où elle est apparue il y a des milliers d’années …

La vigne ; trésor venu du fin fond des âges.

En effet, si le vin est un spiritueux particulièrement apprécié des gourmets modernes ; il a aussi fait les délices des habitants des régions situées à l’extrémité occidentale de l’Asie. Et ce, depuis l’Antiquité. Parmi eux, les grecs et les romains (qui placeront tour à tour les vendanges sous l’égide du dieu Dionysos puis du son pendant romain ; Bacchus) en furent friands. De même que les égyptiens, qui leur avaient justement appris à cultiver la vigne pour en tirer l’exquis breuvage.
Du reste, les romains étaient tellement férus de bon vin qu’ils observaient un calendrier très précis pour la récolte des raisins, puisque soucieux de préserver la vigne autant que possible. Ainsi, le début des vendanges était annoncé dans toute la romanité au son de la trompe, tandis que le vin ne pouvait été savouré avant les vinalies ; c’est-à-dire avant le 23 Avril. En outre, grâce à l’immensité de l’empire et aux fréquents déplacement commerciaux et militaires ; les romains furent incontestablement les meilleurs ambassadeurs de la suprématie du vin dans la civilisation occidentale. Un véritable joyau à la robe couleur rubis qu’ils offrirent aux quatre coins du monde d’alors …
Pour autant, c’est le Moyen-Age qui vit le triomphe des vignobles français ; via l’empressement de la caste ecclésiastique à cultiver la vigne. Certes, certains empereurs avaient bien essayé de favoriser les vignobles italiques en leur offrant un quasi monopole en matière de viticulture, mais l’effondrement de l’empire romain et le morcellement de l’italicité mirent rapidement un terme à cette situation. Et permirent à la France d’exporter durant le Moyen-Age et la Renaissance tout à la fois en Angleterre et dans le nord de l’Europe. Un revirement qui l’amènera à se distinguer peu à peu comme le plus important producteur de vin de l’époque.

Modernisation de la viticulture.

Si l’époque moderne ne fut pas exempte de tracas pour ceux qui avaient choisi de faire de la viticulture leur métier (via les gelées, les invasions de pucerons, les guerres et les pénuries de vignes remplacées par du blé) ; elle fut aussi le terreau de grandes avancées pour le fleuron des breuvages de France. Les travaux du grand Pasteur notamment formèrent l’œnologie d’aujourd’hui et permirent d’améliorer encore la qualité du vin français. Tandis que la viticulture elle-même se modernisait, allégeant le travail des agriculteurs à l’aide d’outils performants et bien pensés, tels que Micro tracteurs et autres chenillards. Une importante étape fut du reste franchie avec la création en 1935 de l’I.N.A.O ou Institut National des Appellations d’Origine. Désormais placé sous la tutelle du ministère de l’agriculture, cet organisme confère aux vins français une garantie de qualité, établissant que ceux-ci sont dotés de caractéristiques particulières et dûment répertoriées. A vrai dire, probablement est-ce de là que les vins français tirent leur saveur inégalable … De même qu’un prestige qui n’est plus à prouver.

Ainsi, malgré plus de deux mille ans d’existence, la viticulture fait toujours recette et il est évident que le vin, en cuisine comme au verre ; fascine encore les gastronomes de tous horizons …

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