Ces dernières années, un drôle d’acronyme a fait son apparition au sein de la sphère agricole. Du reste, peut-être avez vous déjà entendu parler de l’imprononçable mais très attractif « WWOOFing » ? Créé en 1971 en Angleterre, ce mouvement auparavant discret s’offre une seconde jeunesse grâce à l’attrait des consommateurs et agriculteurs pour le bio. Ecologie et volonté de contrôler le contenu de nos assiettes le remettent au goût du jour et expliquent très certainement l’engouement qu’il suscite auprès du public. Mais en quoi consiste exactement cette pratique ? La réponse en quelques mots.
Qu’est-ce que le « WWOOFing » ?
A vrai dire, le terme « WWOOFing » est lui-même dérivé de l’acronyme « WWOOF » signifiant « World-Wide Opportunities on Organic Farms ». Ce que l’on pourrait traduire en bon français par un réseau de fermes biologiques. Où tout un chacun peut se rendre et se voir offrir gîte, couvert et connaissances en participant aux activités quotidiennes de l’exploitation. A titre anecdotique, le terme utilisé pour désigner cette activité aux premiers temps de son existence s’avérait encore plus transparent que l’actuel puisque l’on parlait alors « WWOF » ; c’est-à-dire « Working Weekends on Organic Farms ». Car ce phénomène est initialement conçu comme une découverte pédagogique des activités d’une exploitation agricole pour les citadins ; à l’initiative de Sue Coppard. Le complexe plait beaucoup ; tant aux fermiers qui apprécient cette nouvelle mission d’accueil et de partage qu’aux agriculteurs d’un jour qui profitent alors gratuitement des joies de la campagne, en donnant simplement un peu de leur temps. Or, l’idée s’exporte et fait de nombreux adeptes.
Aujourd’hui, plus d’une centaine de pays l’ont adoptée ; ce qui explique la nécessité de mettre en place un espace qui puisse servir de plateforme de contact entre les fermes et les particuliers intéressés. Et c’est précisément à ça que sert le « World-Wide Opportunities on Organic Farms ». La contrepartie ? Une faible cotisation annuelle qui permet de recevoir une carte de membre et l’accès à un catalogue sans cesse mis à jour d’exploitations proposant le « WWOOFing ». Ils pourront alors contacter l’exploitant de leur choix pour convenir des modalités de leur séjour à la ferme. Bien entendu, aucune rémunération financière ou aide quelconque ne saurait en résulter pour cette paire de bras supplémentaire ; aussi bienvenue soit-elle. Mais l’expérience en elle-même vaut assurément le détour ! Et l’on est certain d’en revenir riche de souvenirs et de connaissances.
Envie d’en savoir davantage sur le « WWOOFing » ? Rendez-vous très prochainement par ici !
Cet article est une contribution libre rédigée par un auteur partenaire et non par la société elle-même.
